http://www.john-libbey-eurotext.fr/fr/index.md
Le site John Libbey Eurotext comporte une excellente
base de données sur la douleur. En effet, ce sont plusieurs
centaines d'articles de revues et d'ouvrages parus au
cours des huit dernières années qui apparaissent à la suite
de l'inscription du mot « douleur » dans le moteur de
recherche. Nombre d'articles issus des revues de médecine
ou de psychologie telles que Information Psychiatrique,
Bulletin du Cancer, Médecine thérapeutique et Psychologie
et Neuropsychiatrie du vieillissement figurent parmi les
résultats. Si ceux-ci ne sont pas toujours accessibles gratuitement
dans leur intégralité, il est néanmoins possible, le
plus souvent, d'en consulter le résumé en français et parfois
même en anglais. La douleur y est abordée sous une multitude
de facettes qu'il s'agisse de la question du traitement,
de la spécificité du symptôme et de la maladie, de la tranche
d'âge touchée, etc.
http://www.observatoiredeladouleur.com/
Le site de l'Observatoire de la douleur ou Portail Internet
de la douleur (Nanterre), dont l'objectif premier est la
diffusion de l'information la plus actuelle dans le domaine
de la douleur, s'adresse uniquement aux professionnels de
la santé. Ceux-ci peuvent accéder à une mine d'informations
par le biais de l'onglet Inscription. Cette inscription
permet non seulement la consultation des numéros du Journal
de la douleur, mais aussi du « dictionnaire des médicaments
antalgiques », d'un dossier portant sur les nouvelles
techno logies dans le cadre de la lutte contre la douleur
(« Matériel »), du « Douleur-infos TV » auquel participent
moult médecins spécialistes, d'une librairie virtuelle, etc.
Bref, on peut déplorer que seuls les travailleurs du domaine
de la santé aient accès à ce réseau informationnel, mais
n'empêche que s'y profile une richesse considérable.
http://www.iasp-pain.org/
International Association for the Study of Pain (IASP)
est une organisation non gouvernementale, liée à l'OMS
et au fondement duquel se trouve une approche multidisciplinaire.
Les professionnels de la santé de plus d'une
centaine de pays sont les principaux membres de cette
association dont l'objectif premier est d'atténuer le plus
possible la douleur par le biais de la recherche et d'une
adéquation toujours plus grande des soins aux besoins des
patients. L'onglet Subject Index permet d'accéder à une
panoplie d'éléments de définitions, à des bulletins d'informations
Clinical Updates sur la douleur telle qu'elle se
présente dans divers domaines comme la pédiatrie, l'oncologie,
l'acupuncture, mais aussi sa considération d'un point
de vue éthique, la question de la médication (opioïdes),
etc. L'onglet Publications, quant à lui, mène l'internaute
non seulement aux résumés des articles de la revue Pain,
et aux articles intégraux pour les membres, mais aussi au
sous-onglet Books, soit une bibliographie de tous les titres
disponibles chez IASP Press ainsi que de quelques autres
ouvrages. De plus, ce même onglet Publications contient
l'onglet Pain Definitions, section dans laquelle se trouve
entre autres une définition très intéressante du mot « pain »,
qui est sensorialité, mais non sans implication subjective.
Une liste des autres revues scientifiques portant sur
la douleur y est aussi disponible. Le site d'IASP foisonne
donc d'informations pertinentes pour les soignants comme
pour les soignés.
http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2000/
mag1208/dossier/sa_3200_douleur_niv2.htm
Le site Internet Doctissimo.fr dispose aussi de ressources
intéressantes en ce qui a trait à la douleur. En effet, il
s'y trouve un dossier spécial intitulé « Ne plus ignorer la
douleur ». Il est constitué d'une dizaines d'articles écrits par
des médecins et portant sur différentes dimensions de la
prise en charge de la douleur : l'histoire de son émergence
(« La douleur n'est pas une fatalité »), la reconnaissance
toute récente de la douleur chez les enfants (« Enfants : la fin
des larmes »), le plan antidouleur de Kouchner mis en place
en 1998 et reconduit jusqu'en 2005 (« Plan antidouleur : un
bilan mitigé »), les innovations dans le domaine de la médication,
les trois paliers de l'OMS (« Vaincre la souffrance »),
etc. Il s'agit d'un site véritablement intéressant pour tous.
http://www.md.ucl.ac.be/loumed/CD/DATA/117/426-434.PDF
« Comment faire face aux intrications entre douleurs et états
dépressifs ? », article écrit par P. Janne et al., paru d'abord
dans le Louvain Med de 1998, le n? 117, aux pages 426-434,
est maintenant accessible en ligne. Cet article se propose
d'explorer les rapports qui s'établissent entre la douleur
chronique et la dépression. À travers cette réflexion, les
auteurs considèrent entre autres l'intéressant concept de
« désespérance apprise » où la douleur est instituée comme
seule et unique cause de tout vécu dépressif, celui-ci étant
par là nié par l'individu en souffrance qui se trouve plongé
dans le fatalisme. Cela n'empêche pourtant pas les chercheurs
d'explorer le possible « renforcement mutuel » ayant
lieu entre les deux réalités ainsi que les motifs de « chronification
» de la douleur. Ceux-ci proposent par ailleurs une
série de pistes quant à l'approche à adopter avec les patients
dont la douleur chronique s'est doublée d'une dépression,
aussi bien au niveau du suivi psychothérapique qu'en ce qui
concerne la médication et les méthodes de relaxation. Les
auteurs se prononcent aussi en faveur du retour graduel au
travail de l'individu, l'activité étant un bon moyen de lutter
contre la douleur ainsi que sa chronification. Cet article
s'avère extrêmement complet avec ses définitions, la position
des problèmes et ses diverses pistes de solutions ; c'est
une référence que voudront sûrement consulter les professionnels
de la santé intéressés par le sujet.
http://www.pediadol.org/rubrique.php3?id_rubrique=100
Le site de Pédiadol qui se consacre exclusivement à la douleur
de l'enfant est une excellente source d'informations. Ce site,
conçu par des professionnels de la santé et qui s'adresse avant
tout à leurs collègues, présente non seulement l'approche à
privilégier avec les enfants, par le biais des onglets Recommandations
et Évaluation, mais aussi beaucoup d'information
sur des médicaments sous l'onglet Traitements ainsi que sur
d'autres moyens de soulager la douleur tels que l'hypnose, la
relaxation et le massage, sous l'onglet Non Pharmacologique.
Tous ces onglets mènent à une panoplie de textes, articles,
extraits de livres mais aussi fruits des colloques passés effectués
dans le cadre de l'UNESCO et intitulés « La douleur de
l'enfant. Quelles réponses ? ». Il en est de même de Situations
cliniques qui s'ouvre, pour sa part, sur la description d'une
série de situations où la douleur peut se fait sentir, les risques
et les traitements possibles dans chaque cas. Cette avalanche
d'informations culmine avec les onglets Bibliographie, où se
trouve un moteur de recherche, la Médiathèque ainsi que les
Textes et documents officiels. Un site incontournable.
http://infodoc.inserm.fr/ethique/Ethique.nsf/.pdf
Le texte « Douleur, fin de vie et soins palliatifs » de Claire
Ribau, doctorante en éthique médicale, et de Thierry Marmet,
médecin, bien qu'il n'échappe pas à une certaine idéalisation
des soins palliatifs et qu'un français parfois boiteux rende
la lecture plus ou moins agréable, présente quelques points
d'inté rêts sur la douleur. Les auteurs soulignent évidemment
la centralité du traitement de la douleur dans les soins
palliatifs. Le traitement de la douleur se trouve au coeur d'une
dynamique visant à faire échec au désir d'euthanasie et à
permettre une communication entre soignants et soignés, un
accompagnement. Un aspect intéressant du texte de Ribau et
Marmet est la présentation de la progression dans le temps de
la législation médicale en ce qui concerne la prise en charge
de la douleur et les soins palliatifs. Par ailleurs, la douleur en
soins palliatifs est présentée comme un « phénomène polymorphe
», en plusieurs composantes, nécessitant une perspective
multidisciplinaire. Le concept de total pain, forgé par
Cicely Saunders en 1967, est quelque peu abordé et la définition
de l'IASP est fournie. Trois types de douleur sont identifiés
et définis : douleurs par excès de nociception, douleurs
neuropathiques d'origine périphérique et centrale et douleurs
psychogènes. Un autre élément qui vaut le détour dans ce
texte est la brève présentation des trois paliers de l'OMS quant
à la législation internationale sur la question de la prescription
d'antalgiques. Plusieurs définitions du concept « qualité de
vie » sont aussi explorées et le texte se termine sur quelques
brèves considérations éthiques et philosophiques avec Ricoeur
et Levinas. Une approche plus critique aurait certainement
été appréciée, de même que quelques explica tions quant au
caractère synonymique de souffrance et douleur.
http://www.grieps.fr/fr/pdf_publications/actes %20du %20colloque %20B %20jacobi.pdf
Benjamin Jacobi, professeur de psychologie clinique et
psychanalyste est à l’origine de ce texte sur les « Souffrances
au travail » dans le cadre des Actes du colloque « Patients et
soignants en souffrance. Souffrance des institutions », ayant
eu lieu en 2001 à Lyon. Il définit la souffrance au travail
comme « le résultat de l’amputation du pouvoir d’agir ». À
partir de cette définition, il réfléchit sur la circulation et
une certaine équivalence entre les termes de souffrance et
de douleur, sur la délimitation du problème au niveau de
la « composante narcissique » et il établit quelques pistes
afin d’éliminer cette souffrance au travail. Cette dernière
s’enracinerait dans la difficulté d’accomplir le travail et
de s’accomplir au sein de celui-ci, dans une reconnaissance
manquée, dans le rejet d’une certaine image de soi
et dans une perte au niveau communicationnel lorsqu’il y a
margi nalisation. Le propos de M. Jacobi aurait gagné à être
davantage exemplifié, mais il demeure que la piste de la
re-narcissisation semble féconde.
http://www.grieps.fr/fr/pdf_publications/actes_du_colloque_manciaux.pdf
« De la souffrance à la résilience. En quoi la résilience concerne-
t-elle les soignants ? », texte écrit par Michel Manciaux,
professeur de Pédiatrie sociale et de Santé publique à l’Université
Henri-Poincarré de Nancy, fut produit dans le cadre
du même colloque. Si la définition des concepts par laquelle
s’amorce le texte est assez faible car peu élaboré, il demeure
que la résilience constitue une piste de travail intéressante en
ce qui a trait aussi bien à la souffrance des soignés que des
soignants. Les quelques références à Primo Levi et à d’autres
comme Ricoeur, enrichissent aussi le texte.
http://www.philosophie-en-ligne.com
Dans le cadre du présent numéro, le site philosophie en ligne
du professeur Jean-Pierre Lalloz s'avère tout à fait pertinent.
En effet, l'onglet « Dits 2004-2005 » mène à une série de
discours sur la souffrance et la douleur, correspondant respectivement
à huit cours. Dans le premier d'entre eux sont abordées
les questions de la souffrance et de la vérité, de l'horizon
subjectif sur lequel ces deux réalités s'inscrivent et s'associent,
mais aussi de la différence entre souffrance et douleur. Cette
distinction ne se situe pas, selon Lalloz, sur le plan de l'opposition
du physique et du moral, mais plutôt du fait que la souffrance
est épreuve subjective d'un excès, d'un au-delà de la
vie et du savoir, d'un non-sens alors que la douleur se joue sur
le plan de la sensibilité et se voit associée au savoir, et non à la
vérité. Pourtant, la rencontre et la coïncidence entre ces deux
vécus demeurent possibles. Lalloz note par ailleurs la possible
transformation de la souffrance en douleur lorsque le savoir
fait trop de tentatives pour la cerner. Si les réflexions proposées
dans le premier texte sont riches de leurs nuances et du
maintien d'une certaine ambivalence au sein des définitions,
elles auraient cependant gagné à être accompagnées des
références bibliographiques appropriées rendant ainsi possible
un approfondissement par le lecteur.
http://www.amades.net/index.htm
Anthropologie médicale appliquée au développement et
à la santé (AMADES) est une organisation qui a vu le jour
en 1988, la propagation monstre du sida ayant motivé ses
premières recherches. Son objectif est de promouvoir une
meilleure compréhension des facteurs sociaux, culturels et
ethniques, afin d’en arriver à une adaptation des soins aux
différents milieux. AMADES vise par ailleurs à favoriser,
par le biais de colloques, les échanges entre professionnels
de la santé et anthropologues médicaux et autres chercheurs
en sciences humaines. L’onglet Publications permet
non seulement d’accéder à un bon de commande pour les
bulletins d’AMADES, mais aussi aux diverses présentations
des colloques ayant eu lieu dans le domaine depuis le début
des années 1990 ainsi qu’à celles de nombre de thèses,
d’ouvrages, etc. Le site contient la liste des ouvrages écrits
par les membres d’AMADES ainsi que plusieurs bibliographies
thématiques et une liste de textes en ligne. Véritable
réussite sur le plan de la rencontre entre soins de santé et
sciences humaines, la consultation de ce site est à recommander
aussi bien aux non-initiés qu’aux professionnels qui
trouveront entre autres des informations sur des groupes de
recherches et un lieu de débat virtuel.